Document 6 · Letter
12 April 1815
Sławięcice (Schlawenschitz)
Prince Friedrich Ludwig of Hohenlohe-Ingelfingen → Baron vom Stein, former Prussian minister, adviser to the Tsar
The Prince asks Stein in French to obtain from the Emperor compensation for Kamionna and Trąbczyn, which were granted to him in 1796 and taken from him in 1807 by the Polish treasury and awarded to Prusimski's daughter. He says that to free the mortgaged estates he had to pay 55,000 Reichsthaler; his claim in cash amounts to 85,400 Reichsthaler and his total loss to 325,400 Reichsthaler. The chancery notes that the reply should be that the settlement of Polish affairs must be awaited.
Der Fürst bittet Stein auf Französisch, beim Kaiser eine Entschädigung für Kamionna und Trąbczyn zu erwirken, die ihm 1796 verliehen und 1807 vom polnischen Fiskus genommen und Prusimskis Tochter zugesprochen wurden. Um die verpfändeten Güter zu befreien, habe er 55000 Reichstaler zahlen müssen; seine Forderung in barem Geld betrage 85400 Reichstaler, sein Verlust insgesamt 325400 Reichstaler. Die Kanzlei vermerkt, es sei zu antworten, dass die Regelung der polnischen Angelegenheiten abzuwarten sei.
- Monsieur le Baron!
- En 1796 Sa Majesté le Roi de Prusse de glorieuse mémoire me conféra les terres de Kaemen et de Trąpczin qui lui étaient dévolues par la fuite du Starost Prussiemski. Ces terres sont situées celle de Kaemen dans le cercle de Miedzeris, celle de Trąpczin dans celui de Konin.
- En 1807 quatorze semaines après la paix de Tilsit il plut au fisc polonais de s'emparer de ces terres et malgré mes réclamations et protestations, elle furent adjugées à la fille du prédit Prussimski, marié actuellement à Mr. de Mięczynsky.
- Toutes mes démarches pour revendiquer mes droits sont restées sans aucun effet et maintenant ou je croijés le moment propre pour les faire revivre, j'apprends que Sa Majesté l'Empereur a daigné confirmer les décrets arbitraires du fisc polonais, en faveur de Madame Mięczynsky.
- Je me vois donc dans la nécessité de recourir aux bons offices de Votre Excellence, pour réclamer par
- Repondre qu’il faudra attendre le règlement définitif des affaires de Pologne qui ce moment ne parait pas eloigné, que le Prince fera alors tout ce qui dependra de lui pour appuyer les réclamations de L. A.
Monsieur le Baron!
En 1796 Sa Majesté le Roi de Prusse de glorieuse mémoire me conféra les terres de Kaemen et de Trąpczin qui lui étaient dévolues par la fuite du Starost Prussiemski. Ces terres sont situées celle de Kaemen dans le cercle de Miedzeris, celle de Trąpczin dans celui de Konin.
En 1807 quatorze semaines après la paix de Tilsit il plut au fisc polonais de s'emparer de ces terres et malgré mes réclamations et protestations, elle furent adjugées à la fille du prédit Prussimski, marié actuellement à Mr. de Mięczynsky.
Toutes mes démarches pour revendiquer mes droits sont restées sans aucun effet et maintenant ou je croijés le moment propre pour les faire revivre, j'apprends que Sa Majesté l'Empereur a daigné confirmer les décrets arbitraires du fisc polonais, en faveur de Madame Mięczynsky.
Je me vois donc dans la nécessité de recourir aux bons offices de Votre Excellence, pour réclamer par
Repondre qu’il faudra attendre le règlement définitif des affaires de Pologne qui ce moment ne parait pas eloigné, que le Prince fera alors tout ce qui dependra de lui pour appuyer les réclamations de L. A.
- par sa puissante intervention une indemnité convenable pour une possession aussi importante, et c'est à cet effet que je prends la liberté de lui présenter là dessus les détails suivants, que je prie Votre Excellence de vouloir bien mettre sous les yeux de Sa Majesté l'Empereur, et de porter ce Monarque à me rendre justice en m'accordant une indemnité convenable.
- Monsieur de Prussimsky ayant avant sa fuite engagé ces terres pour une somme de 80,000 écus et 36000 ducats, je fus obligé, après un procès de 8 ans et 6000 écus de fraix, de payer une somme de 55000 écus pour les libérer. Les intérêts de ces deux sommes ensemble 61,000 écus, depuis 1807 à 1815, montent à la somme de 24400 écus, de sorte que la somme de mes prétentions en argent comptant ascend à 85400 écus.
- D'après une taxe faite de ces terres par la régence de Kalisz, leur valeur fut estimée à 316000 écus sur la quelle j'avais contracté 76000 écus de dettes, dont déduction faite il reste à ajouter 240,000 écus
par sa puissante intervention une indemnité convenable pour une possession aussi importante, et c'est à cet effet que je prends la liberté de lui présenter là dessus les détails suivants, que je prie Votre Excellence de vouloir bien mettre sous les yeux de Sa Majesté l'Empereur, et de porter ce Monarque à me rendre justice en m'accordant une indemnité convenable.
Monsieur de Prussimsky ayant avant sa fuite engagé ces terres pour une somme de 80,000 écus et 36,000 ducats, je fus obligé, après un procès de 8 ans et 6,000 écus de fraix, de payer une somme de 55,000 écus pour les libérer. Les intérêts de ces deux sommes ensemble 61,000 écus, depuis 1807 à 1815, montent à la somme de 24,400 écus, de sorte que la somme de mes prétentions en argent comptant ascend à 85,400 écus.
D'après une taxe faite de ces terres par la régence de Kalisz, leur valeur fut estimée à 316,000 écus sur la quelle j'avais contracté 76,000 écus de dettes, dont déduction faite il reste à ajouter 240,000 écus
- a ce qui porterait ma perte à la somme de 325400 écus.
- L'intérêt que Votre Excellence a toujours daigné prendre à mes affaires, l'amitié qu'elle m'a toujours témoigné, m'est un sûr garant qu'il suffit de Lui donner connoissance de cette affaire pour être assuré de son résultat, fondé sur la justice de Sa Majesté l'Empereur, et appuyé de la plus exacte équité.
- Agréez, Monsieur le Baron, les assurances de la plus haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être
- Monsieur le Baron
- de Votre Excellence
- Slawenziz le 12. Avril
- 1815.
- Votre trés hûmble, et trés obeissant Serviteur,
- Frederic Louis Pr. de Hohenlohe.
a ce qui porterait ma perte à la somme de 325,400 écus.
L'intérêt que Votre Excellence a toujours daigné prendre à mes affaires, l'amitié qu'elle m'a toujours témoigné, m'est un sûr garant qu'il suffit de Lui donner connoissance de cette affaire pour être assuré de son résultat, fondé sur la justice de Sa Majesté l'Empereur, et appuyé de la plus exacte équité.
Agréez, Monsieur le Baron, les assurances de la plus haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être
Monsieur le Baron
de Votre Excellence
Slawenziz le 12. Avril
1815.
Votre trés hûmble, et trés obeissant Serviteur,
Frederic Louis Pr. de Hohenlohe.


