Document 15 · Letter
22 January 1802
Dresden
Michalina Prusimska, daughter of Antoni Prusimski, the plaintiff → Friedrich Wilhelm III, King of Prussia
Michalina Prusimska asks the King, in French, to hasten her case: eighteen months ago she handed him a memorandum at Poznań asking for the fortune due to her after her mother's death, and he promised to speed justice. After four years the suit begun at Poznań has been decided only in the first instance, and the decision has now gone to the court in Berlin. She is, she writes, an abandoned orphan pleading against the Prince of Hohenlohe. The petition is passed to Minister von der Reck on 26 January 1802 to be hastened; on 29 January he has her told that she may expect the appeal judgment to be published.
Michalina Prusimska bittet den König auf Französisch um Beschleunigung: Vor achtzehn Monaten habe sie ihm in Posen eine Denkschrift überreicht und um das Vermögen gebeten, das ihr nach dem Tod ihrer Mutter zustehe; er habe versprochen, die Justiz zu beschleunigen. Nach vier Jahren sei der in Posen begonnene Prozess erst in erster Instanz entschieden, und die Entscheidung sei nun an den Gerichtshof in Berlin gegangen. Als verlassene Waise klage sie gegen den Fürsten von Hohenlohe. Die Bitte wird am 26. Januar 1802 dem Minister von der Reck zur Beschleunigung zugewiesen; er lässt ihr am 29. Januar mitteilen, sie habe die Publikation des Appellationsurteils zu erwarten.
- Sire!
- Il y a dix-huit mois qu’ayant eu le bonheur d’etre présentée à Posen à Sa Majesté,
- je lui remis un Mémoire où je la suplais de me faire rendre la fortune
- qui après le décès de ma Mere, me revenait de juste droit. Vous reçutez
- ma priere avec bonté et me promitez d'accélérer la Justice que je Vous
- demandais. — Cependant, Sire, voici quatre ans, que ce procés
- commencé à Posen, n’est encore jugé que dans la premiere instance, et au
- moment où j’attendais un second decret, mon Tuteur me mande que
- la décision vient d’en etre remise à la Cour de Justice à Berlin.
- 29 Jan.
- An den Staats Minister Freyht[?] v. d. Reck
- zur Besthleunigung. Berlin 26. Januar
- 1802.
- eingel: d. 28ten.
- Notificatur der Suppl. daß das Appel-
- lations Erkenntniß / wie aus eingezo-
- genen Erkundigung erhellet / von dem
- Ober Appellations Senat beim[?]
- remittirt seyn, und sie also ist[?] publi-
- cation zu erwarten habe.
- Berlin den 29 ten Januar 1802
- Reck
- factum
- d. 31 ejusd.
Sire!
Il y a dix-huit mois qu’ayant eu le bonheur d’etre présentée à Posen à Sa Majesté, je lui remis un Mémoire où je la suplais de me faire rendre la fortune qui après le décès de ma Mere, me revenait de juste droit. Vous reçutez ma priere avec bonté et me promitez d'accélérer la Justice que je Vous demandais. — Cependant, Sire, voici quatre ans, que ce procés commencé à Posen, n’est encore jugé que dans la premiere instance, et au moment où j’attendais un second decret, mon Tuteur me mande que la décision vient d’en etre remise à la Cour de Justice à Berlin.
29 Jan.
An den Staats Minister Freyht[?] v. d. Reck zur Besthleunigung. Berlin 26. Januar 1802.
eingel: d. 28ten.
Notificatur der Suppl. daß das Appellations Erkenntniß / wie aus eingezogenen Erkundigung erhellet / von dem Ober Appellations Senat beim[?] remittirt seyn, und sie also ist[?] publication zu erwarten habe.
Berlin den 29 ten Januar 1802 Reck
factum
d. 31 ejusd.
- Je ne connais point les degrés des Lois, mais tout infortuné et d'autant
- plus une Orpheline délaissée, ose recourir à la bienveillance de Votre Majesté
- et la suplier de daigner presser le Jugement qui doit me restituer dans le bien
- dont je suis privée depuis si longtems. C’est avec Confiance Sire, que je
- demande à Votre Coeur paternel, la grace de réaliser la promesse que Vous
- daignatez me faire. Je le sais, je plaide contre le Prince de Hohenlohe,
- si ce n’est donc point la protection de Votre Majesté qui me soutiendra, dénuée
- de tout secours, je serai abandonnée à la plus dure misère. Que la pitié
- jointe à la bonté et la Clémence de Votre Majesté accueillent favorable-
- ment la prière que j’ose Lui adresser, quand à moi je ne cesserai d’etre
- Sire.
- de Votre Majesté.
- Dresde ce 22 Janvier
- 1802.
- la trés dévouée et soumise
- sujette Michaline Prusimska.
Je ne connais point les degrés des Lois, mais tout infortuné et d'autant plus une Orpheline délaissée, ose recourir à la bienveillance de Votre Majesté et la suplier de daigner presser le Jugement qui doit me restituer dans le bien dont je suis privée depuis si longtems. C’est avec Confiance Sire, que je demande à Votre Coeur paternel, la grace de réaliser la promesse que Vous daignatez me faire. Je le sais, je plaide contre le Prince de Hohenlohe, si ce n’est donc point la protection de Votre Majesté qui me soutiendra, dénuée de tout secours, je serai abandonnée à la plus dure misère. Que la pitié jointe à la bonté et la Clémence de Votre Majesté accueillent favorablement la prière que j’ose Lui adresser, quand à moi je ne cesserai d’etre Sire.
de Votre Majesté.
Dresde ce 22 Janvier
1802.
la trés dévouée et soumise
sujette Michaline Prusimska.

